Au cours de cette partie, nous allons vous montrer quelles sont les conséquences négatives et positives liées au volcanisme sur l'écosystème. 

En quoi le volcanisme est-il un danger pour les espèces vivantes? 

En quoi est-il à la fois source de vie et de renouveau?

Comment la vie s'installe sur une île volcanique?

Telles sont les questions auxquelles nous répondrons durant cette partie.

Les conséquences négatives du volcanisme.

Une éruption volcanique est une catastrophe naturelle très dangereuse qui entraîne de nombreux risques pour l'environnement. Nous allons étudier quels sont ces risques qu'entraînent ces éruptions, ainsi que leur conséquences sur l'écosystème.

Les nuées ardentes.

Mélange de gaz, de cendres et de gros tephras brûlant ( morceaux de roches magmatique très chaudes projetés par l'éruption ), les nuées ardentes sont les plus gros risques mortels causés par le volcanisme. Ils dévalent les pentes à grandes vitesses et détruisent sur leur passage plantes et animaux, par brûlure ou par asphyxie. Certains gaz, et certains tephras plus légers comme la cendre, sont emportés par le vent et recouvrent les nuages. L'obscurité provoquée par ce mélange de nuages et de gaz volcaniques entraînent une obscurité quasi-totale ce qui engendre la mort des végétaux ! Ce phénomène est heureusement très rare car il faudrait une quantité phénoménale de gaz pour provoquer cette obscurité.

Les pluies acides.

Le SO(dioxyde de souffre) et le HCl (acide chloridrique), gaz contenus dans les gaz volcaniques, sont particulièrement irritants et réagissent avec l'eau pour former de l'acide sulfurique et de l'acide nitrique. Ainsi, quand ces gaz montent vers les nuages chargés en eau, il y a dissolution. Des gouttes d'acides se forment et tombent du ciel, ce sont les pluies acides.

Pour prouver la dissolution du HCI dans du H2O, nous avons réalisés une expérience. ( Voir partie Expérience ).

Ces pluies acides provoquent l'empoisonnement des sols et des lacs, et causent la destruction de certaines forêts.

                                         

 

 

Les conséquences positives du volcanisme.

Si pour beaucoup les volcans provoquent la destruction autour d'eux, ils restent cependant à l'origine de la vie car ils libèrent d'énormes quantités d'eau, d'azote et de dioxyde de carbone, contribuants à la formation des océans, et donc à l'apparition de la vie.

Nous allons voir comment la vie réapparaît sur une île volcanique après une catastrophre naturelle. 

Comment la terre devient-elle fertile sur une île volcanique après coulées de laves?

Malgrès les coulées de lave, et les tonnes de poussières ardentes, des poches de vie ont survécu dans certains endroits, autorisant la mise en route de la première phase de la recolonisation via l'expension d'espece existente. Par exemple, certains végétaux, ayant survécus aux catastrophes ont joué un rôle déterminant car elles ont l'avantage de retenir et fixer l'azote, ce qui permet de fertiliser les sols et donc de faciliser l'installation d'autres plantes. Toutefois, les plantes survivantes ne sont pas les seules à restaurer la fertilité des terres brûlées. Les nuages de cendre alimentant aussi le sol en minéraux, ainsi que les pluies ou encoire le bois mort. Pourquoi ? Car toutes espèces vivantes, faune ou flore, mourant, vont se décomposer et créer de l'humus, de la matière en décomposition qui va se répendre sur le sol pour former une couche. Cette couche d'humus va,en continuant à se décomposer, former de la matière minérale. Ce sont ces matières organiques et minérales qui vont permettent de restaurer la terre pour la rendre fertile.

 

L'île volcanique est désormais capable d'acceuillir la végétation. On peut donc passer à la phase de conolisation de l'île.

Pour que la végétation s'implante sur un terrain, il faut des graines. Celles qui ont germées sur une île volcanique venaient des terres les plus proches. Ces semences sont arrivées par les airs. Elles ont été transportées par des oiseaux, collées à leur plumage d'où elles se sont détachées ou au fond de leur estomac d'où elles sont sorties par la voie naturelle. D'autres semences, des spores, en particulier des mousses ou des lichens très légers, ont survolés l’océan grâce au vent, et ont atterri sur l’île. Ce sont principalment les premères à coloniser l'île. D’autres graines sont arrivées aussi par l’océan, attachées à des rondins ou à des noix de cocos, venus s’échouer sur l’île.

Comment s'installe la faune sur une île volcanique?

De la même manière que les graines, des insectes vont arriver sur l'île par les airs, apportant au sol de la matière organique, ou par la mer, accrochés à des rondins, dans le cas des insectes rampants ( ex: vers, fourmis...) . Ces petites bestioles vont trouver de quoi se nourrir, à savoir, les premières plantes qui ont poussé sur l'île et vont donc s'y installer et se reproduire. Les oiseaux arrivent par la suite, et vont profiter de la présence des insectes pour se nourrir à leur tour. Ainsi se formera sur cette nouvelle terre une chaîne alimentaire garantissant l'équilibre de l'écosystème.  La vie finira par s'installer sur l'île volcanique.

Dans la Réunion, au cours du temps, et par sélection naturelle, certains types d'oiseaux, par l'absence de prédateurs, vont perdre leur capacité de voler. C'est le cas du solitaire, ancien oiseau de la Réunion aujourd'hui disparu, cousin du dodo.                                                                                                                                                                                                                                                                                           

Bien entendu, d'autres animaux, bien plus gros, comme des bovins, des biches, des moutons, des chevaux (etc.), ont été emmenés sur l'île par l'intermédiaire de l'homme, pour des élevages par exemple...    

 

Exemple de conolisation d'espèces vivantes sur une île volcanique très jeune: L'île de Surtsey.

Surtsey est une île volcanique située au large de la côte méridionale, au sud de l'Islande. Elle s'est formée à la suite d'une éruption volcanique qui a commencé 130 mètres sous le niveau de la mer en fin 1963 et a atteint la surface 4 jours plus tard seulement. L'île s'est agrandi jusqu'en 1967.

Dès son apparition, l'île a été étudié par de nombreux volcanologues et depuis la fin de son éruption, elle suscite l'intérêt des botanistes et des zoologistes car la vie a peu à peu colonisé cette nouvelle terre vierge pour la toute première fois. Le cas de cette île est un peu spéciale car jusqu'ici nous avons vu comment une île redevenait habitable sur une île plus ancienne qui avait déjà autrefois abriter la vie, avant de nouvelles coulées de laves.  Cependant, Surtsey qui vient tout juste d'apparaître, acceuil la vie pour la toute première fois. Il n'y a donc pas de graines, enfouies sous terre, ni de plantes survivantes qui peuvent fertiliser l'île. Cette fois-ci, c'est l'apport de mousses et de lichens, premières plantes à s'installer sur l'île, qui vont arriver par les airs et qui vont ensuite s'accrocher à la roche. Avec leurs racines, à forces d'effriter la roche, celle-ci se dégrade et forme peu à peu une terre fertile. Les premiers lichens à avoir colonisé Surtsey sont des spécimens de Trapelia coarctata qui se sont établis autour du cratère Surtungur vraisemblablement à partir du milieu de l'année 1969. Par la suite, le nombre d'espèces connaît une forte augmentation puisqu'il est recensé douze espèces en 1973 puis une période de plus faible augmentation jusqu'en 1990 avec 38 espèces. À partir de cette période, l'accroissement des colonies de goélands provoque à nouveau une nette augmentation de la diversité des lichens dont le nombre d'espèces passe à 58 en 1998. Ces nouvelles espèces qui sont présentes également dans le reste de l'Islande ont pu être transportées sous la forme de propagules dans le plumage ou sous les pattes des oiseaux. Certaines espèces des genres Cladonia ou Peltigera n'ont pu se développer qu'à partir du moment où un sol s'est formé autour des colonies du fait des apports de matériaux pour la construction des nids.
Ainsi, une quarantaine d'années après l'émersion de Surtsey, l'île compte 71 espèces de lichens. 

Parmi les mousses de Surtsey, on compte la présence de Funaria hygrometrica et Bryum argenteum qui sont rencontrées dès 1967. Leur colonisation est très rapide puisque le nombre d'espèce de mousses est de 69 en 1973 comparé aux 75 espèces présentes en 2003.

L'île aceuille depuis la fin de l'éruption de nombreux insectes, les plus représentés sont les arthropodes avec 324 espèces contre deux d'annélides. Sur les 324 espèces d'arthropodes recensées, 136 sont des diptères, 62 des acariens, dont des tiques, 28 des hyménoptères, 24 des collemboles, 22 des coléoptères et 21 des lépidoptères représentés par les papillons et les hétérocères. On note aussi la présence de quelques espèces de protoures, d'hémiptères, de thrips, de pous, de névroptères, de trichoptères, de puces et enfin d'araignées. Parmi les invertébrés non arthropodes retrouvés sur Surtsey ont été identifiés le lombric, une espèce d'escargot et une espèce de limace. 

 Les oiseaux sont eux arrivés trois ans après la fin de l’éruption : des fulmars puis des guillemots. Les mouettes ne se sont installées qu’en 1986, les premiers macareux moines en 2004. En outre, l’île est devenue un point d’arrêt pour certains oiseaux migrateurs.

70 phoques vivent également sur Surtsey. Les premiers phocidés sont arrivés dès la fin de l’éruption, et la colonie s’est progressivement agrandie. Phoques gris et phoques communs cohabitent. La vie sous-marine s’est également développée : étoiles de mer, varech et algues ont été observés dans les fonds marins entourant Surtsey. Les mammifères marins sont représentés par des cétacés dont la Baleine de Minke, le Marsouin commun, des dauphins lagénorhynques et l'Orque, ce dernier se nourrissant pour une bonne part des spécimens des deux espèces de phoques présentes sur l'île. 

Aujourd'hui cette île est malheureusement en train de disparaître sous une très forte érosion, du aux pluies et aux vagues importantes qui abîment rapidemment les matières fragile de l'île.